L’Assassiné de l’intérieur

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Synopsis

Un homme se promenait. Un homme ordinaire avec un couteau ordinaire planté dans la poitrine. Le couteau était planté jusqu’à la garde et ça n’avait pas l’air de le déranger. Il semblait seulement fatigué.
Très fatigué…

Tout d’abord, il y a les personnages : un chirurgien qui n’arrête plus de saigner, un enfant qui colle aux gens qu’il touche, un autre dont la peau se transforme en billets de banque… Il y a aussi cet homme qui voit son ombre se détacher de lui, cet autre au corps blessé par l’impact des mots, sans oublier celui dont la gorge crie du papier…

Et puis il y a cette voix, celle d’un narrateur qui aimerait simplement être là, parler en son propre nom, mais qui décroche sans cesse, qui s’échappe malgré lui dans l’imaginaire, qui trouve toujours plus facile de raconter des histoires que de parler de soi.

L’Assassiné de l’intérieur : vingt nouvelles envoûtantes, fantastiques, mystérieuses ou surréalistes, autant d’appels déchirants d’une voix narrative qui, manifestement, ne veut pas crier – ou plutôt écrire ! – dans le désert.

Presse et critiques

  • Édition remanié (2011)
    • «L’Assassiné de l’intérieur», voir.ca, 3 mars 2011
    • «L’autre Jean-Jacques Pelletier», ICI Lévis.com, 14 février 2011
    • Commentaire dans La narrativité contemporaine au Québec: La littérature et ses enjeux narratifs (sous la direction de René Audet et Andrée Mercier), P.31
    • Cynthia Boutillier, Sans crier gare suivi de Les interludes et les personnages récurrents : créateurs de ponts entre les textes d’un recueil de nouvelles, Université Laval, 2016. p.100-105 et passim.
  • Édition originale (1998)
    • Claude Potvin, «Écrire envers et contre tous», Lettres québécoises, no 92, hiver 1998, p. 34-35.
    • Gilles Perron, «L’Assassiné de l’intérieur», Québec français, no 109, printemps 1998, p. 11.
    • Hugues Morin, «Vignettes, parents et enfants», Solaris, no 124, p. 29.

Commentaires

  1. Johanne Thibault

    Je me permets quelques réflexions sur cette lecture:
    ■ Le poids de l’ombre : Merveilleux conte qui trouve signifiance en psychologie, métaphysique, relations avec les autres et, bien sûr, en philosophie.
    ■ L’autoroute de rêve : Qui rêve, qui est éveillé? Deux hémisphères, deux pensées dissociées puis associées dans un plus grand contrôle du rêve (ou du réel…)
    ■ Tristesse immense que cet enfant couvert d’argent.
    ■ Fenêtre avec vue : Éclatement des personnalités multiples par sévices sur l’enfant. Bouleversant et criant de vérité, l’appel dans le silence. Enfermé dans son corps sans fenêtre pour évader son esprit ou son âme.
    ■ Prisonnier du vide : Se libérer de la peur. Je me permets de citer Mike Robbins dans Le pouvoir de l’Authenticité « Tout le monde a peur. Nous sommes parfois piégés dans le cercle vicieux de l’anxiété. Nous sommes si habitués à vivre dans la peur que nous n’en avons plus conscience. Comme lorsque nous nous installons calmement dans une pièce avec air conditionné – après un certain temps, nous oublions le bruit du moteur du climatiseur et nous avons le sentiment que tout est silencieux… jusqu’à ce que l’appareil cesse de fonctionner. Alors, seulement, nous réalisons tout le tintamarre qu’il faisait »
    ■ La dernière lettre du montreur de mots : Mon préféré. Beau récit d’amour, bel éloge… quelques citations : « Vous m’avez redonné vie. Une maladie mortelle dont je vais tenter de mourir le plus lentement possible… en essayant d’apprivoiser ces mots en creux que me répète sans cesse votre absence. » «Habituellement, les conversations s’arrêtent après trois papiers. L’impatience de mes interlocuteurs est ma meilleure protection. Ils regardent ce que j’ai à leur montrer, puis ils passent à autre chose» (bien vrai pour tous). « Quand on utilise un mot, on ne sait jamais dans quelle bouche il a traîné »
    ■ La petite fille qui mourait d’ennui : Elle communique avec ses doigts insensibles sa vision du monde et les libère, les soulage tel un guérisseur, de leurs propres visions. « En libérant les douleurs incrustées dans la partie dormante de leur vie, en amenant ces souffrances à la surface dans une atmosphère apaisante, les spectacles rendaient les gens plus ouverts, plus disponibles à eux-mêmes. Il n’en tenait alors plus qu’à eux de redonner vie au monde pétrifié qui les habitait »
    J’aime la métaphore: les obèses se coussinent pour se protéger.
    L’auteur décrit un personnage : « Il y avait cette ironie, pas vraiment méchante, qui flottait en permanence dans son regard, qui décontenançait ». Je trouve que ça lui ressemble.
    Dans la postface : «Ils apparaissent comme les avatars successifs d’un même personnage, le narrateur. »
    L’auteur dit: « Écrire pour inquiéter et pour construire ». Il faut donc le lire pour comprendre et non pour se figer.
    Je me suis procuré « La Chair disparue »…

  2. Jacques Landry

    Bonjour,
    Mon auteur préféré…à vie !
    Pouvez-vous me laisser savoir dès que Les taupes frénétiques sera disponible svp
    Merci pour tout M. Pelletier.
    Cordialement,
    Jacques Landry

  3. Ariane Turcotte

    Nous , on a lu tous les Gestionnaires de l’Apocalypse en famille . Mes frères , ma soeur et moi . Mon frère le plus vieux est excavateur , ma soeur est dans le domaine de la construction , mon autre frère dans le domaine de gestion des affaires et propriétaire d’une chaîne d’agences de voyage . Pour ma part , je travaille au Gouvernement et j’ai aussi travaillé dans mon jeune temps dans les bars et les bars de danseuses …

    Tous les quatre , on a trouvé génial cette série !!!! La précision de ce qui y est dit , la connaissance de tous ces domaines de travail et j’en passe …

    Cet homme est un génie ou un prophète ?!?!

    Merci de nous avoir captivé a ce point . On en a passé des heures a discuter en famille !

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