Les Taupes frénétiques

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Synopsis

Autrefois la marque du terrorisme et des mouvements politiques radicaux, l’extrême devient la nouvelle normalité, tant pour les individus que pour les groupes. N’est digne d’intérêt que ce qui est extrême. N’est désirable que ce qui est extrême. Partout le message est le même : dans les médias, sur les écrans et sur les scènes, au musée et dans les stades, dans les cours d’école et les cliniques d’entretien en tout genre … N’existe que ce qui est extrême.

À partir de ce panorama de la montée aux extrêmes, l’auteur tente de repérer des cohérences, d’identifier des logiques et de dégager des tendances ou des évolutions. Une hypothèse sert de guide à cette lecture: celle que la vie occidentale, autant dans sa réalité quotidienne que dans l’image qu’en propose l’univers du spectacle, est structurée par quatre logiques : celles de la drogue, du cancer, de la délinquance et de la pornographie. Ainsi s’expliquerait la quête de l’intensité qui semble être, pour de plus en plus d’Occidentaux, le coeur de la recherche du bonheur: une fébrilité permanente, dans tous les aspects de la vie, qui permettrait d’oublier la perte de sens. Frénésie myope et agitation à courte vue … Serions-nous en voie de devenir des taupes frénétiques?

Extrait

Introduction: L’extrême comme normalité (Adobe Acrobat, 225Kb)

Presse et critiques

  • Marie-Claude Fortin, «La vie en miettes», La Presse, 31 mars 2012, Cahier Arts, p. 4.
  • Catherine Lalonde, «Homo distractus: l’homme du XXIe siècle», Le Devoir, 31 mars 2012, F1-F2.
  • Catherine Perrin (entrevue avec), «Affaire Magnotta: la réalité inspire-t-elle la fiction?», Medium large, Radio Première chaîne, 8 juin 2012.
  • Yvon Paré, «Jean-Jacques Pelletier scrute notre société à la loupe», Littérature du Québec, Blogspot, 21 mai 2012.
  • Pierre Cayouette, «La fuite dans l’intensité», L’actualité, 10 mai 2012.
  • Catherine Lachaussée (entrevue avec), «Rencontre extrême avec Jean-Jacques Pelletier», Retour sur le monde, Radio Première chaîne, 11 avril 2012.
  • Marie-Louise Arsenault (entrevue avec), «Les Taupes de l’extrême», Plus on est de fous, plus on lit, Radio Première chaîne, 4 avril 2012.
  • Michel Desautels (entrevue avec), «La frénésie du quotidien», Desautels, Radio Première chaîne, 2 avril 2012.

Commentaires

  1. Robert Fradette

    ce que JJP raconte est pour moi mes lunettes pour une lecture de la societe je crois qu’il faut ecouter ce qu’il ecrit,merci

  2. Stéphan Moïse

    Salut JJ!
    J’ai goûté chacune des idées et des démonstrations de votre essai. J’y ai pris plaisir malgré le constat difficile auquel vous arrivez. La société occidentale telle que vous la décrivez sous l’angle de la montée aux extrêmes constitue à mon sens un remarquable compte rendu qui, pour moi confère à un regard objectif de la situation.

    Je trouve toutefois ironique que la parution de votre ouvrage a précédé la grève des étudiants de si peu. En effet, cette grève qui dure depuis 12 semaines au moment d’écrire ces lignes me réjouit dans la mesure où elle pallie au vide que vous décrivez en parlant de la disparition du lien de solidarité. Assistons-nous au début de quelque chose comme l’apparition d’un nouveau paradigme? Et qui ne sera pas récupéré tout de suite et sans effet? On se le souhaite.

    Sans invalider quoi que ce soit de votre constat sur le sujet, j’espère davantage que la société que vous avez si justement analysée se transforme sous nos yeux, comme un retour exaspéré du balancier dont l’autre extrême historique se trouve après la Deuxième Guerre pendant les Trente Glorieuses. Et que cette transformation jette les bases de quelque chose comme un humanisme technologique pragmatique.

    Cela dit je vous ai écrit parce qu’il est difficile parfois d’avoir autour de soi des interlocuteurs qui n’ont rien à cirer d’une conscience historique et qui non seulement se méfie des gens instruits (parce qu’il cultivent la curiosité et l’amour d’apprendre ce qui est mon cas) mais ont vite fait de les condamner.

    En cela cher JJ, je vous remercie, et continuerai de vous lire.

  3. François Marcil

    Deux chroniqueurs, Richard Martineau et Dominic Maurais, ont pratiquement parlé en même temps de votre livre (serions-nous surpris de savoir qu’ils se lisent?). Les deux font des liens avec la sexualité, l’un avec les insultes sur twitter et l’autre…avec des vitres cassées. N’ayant pas lu votre nouvel essai, mais plusieurs de vos romans, je me demande bien ce que vous pouvez penser de ces réflexions…
    voici les liens:
    http://blogues.journaldemontreal.com/martineau/franc-parler/lage-des-extremes/
    http://www.journaldequebec.com/2012/06/01/extreme-inc

  4. Sylvie Lapointe

    Si j’ai bien compris l’ensemble de votre essai, il est d’abord question de mode, laquelle pivote présentement autour de la croissance dans à peu près toutes les sphères. Le mot qui caractériserait de façon significative notre civilisation occidentale serait: gloutonnerie. Toute consommation soutenue par la gloutonnerie engendre toujours beaucoup de croissance et si l’extérieur est un reflet de nous-mêmes, pas besoin de chercher longtemps: cellules graisseuses et cancéreuses pour le corps; égos démesurés pour la personnalité; publicités, actualités, informations, arts, émotions, sans fin pour l’esprit; innombrables divertissements pour passer le temps, gigantesques cités, sites d’enfouissement, pollution et destruction massive pour l’environnement au complet, gaspillage et endettement pour les finances, attirance insatiable pour tout ce qui est nouveau, etc. etc. Tout est rendu super gros finalement, comme vous nous le soulignez. Alors, que va-t-il arriver lorsque le ballon aura reçu une goutte d’air de trop? Va crever?

    Sauf que si la gloutonnerie est présentement très à la mode, et que toute mode finit par passer, forcément, peu importe le temps que ça prend, ne pourrait-on pas nous attendre un jour pas tellement lointain à ce que la mode qui remplacera celle que nous subissons présentement, que ce soit sur une base volontaire ou non, s’avère être le jeûne dans à peu près toutes les sphères? Difficile de savoir si on serait confortable là-dedans, mais en tout cas, le monde aurait toujours bien l’occasion de souffler un peu. On aurait la chance d’être zen… de vivre pour de vrai, sans avoir à se casser le génie à toute vitesse pour ne pas être en reste.

    Bref, j’ai bien aimé votre livre, comme tous les autres d’ailleurs que vous avez écrits et que j’ai eu l’occasion de lire avec beaucoup d’intérêt (romans), car tous m’ont appris quelque chose de significatif qui a su faire la différence.

  5. Michel Potier

    Cher JJP,

    Veuillez transmettre tous mes remerciements et mes compliments à Victor Prose pour son livre sur les taupes. Vous devez être bien satisfait, cher JJP, d’être sorti du tunnel. Utiliser un Nègre pour rédiger un livre de cette ampleur : ce Victor Prose a tout du tortionnaire et/ou du génie.

    Certaines de ses réflexions sont particulièrement illuminantes. Ainsi, j’ai finalement compris toutes les implications du fameux « En ce moment-ici…» de M. Jean Chrétien. J’ai toujours soupçonné qu’il y avait un fort contenu philosophique dans cette expression, mais elle m’avait échappé, en même temps que les raisons de son accession au poste de Premier Ministre. Voilà que tout entre dans l’ordre grâce à Victor.

    J’espère que vous accepterez encore, cher JJP, de travailler pour ce Victor Prose qui a du talent mais qui doit être bien difficile à supporter.

  6. Gille Tremblay

    J!ai lu avec un grand intérêt votre dernier ouvrage sur les taupes frénétiques . j!ai adoré. cependant comme je me questionne depuis plusieurs années sur les changements climatiques et leurs impacts sur la planète à moyen et à long terme , nous serons de plus en plus appelés à vivre des événements climatiques extrêmes , pluies extrêmes, sécheresses extrêmes, écarts de températures extrêmes , chaleurs extrêmes, est-ce que votre description d!un monde de plus en plus confine dans les extrêmes pourrait être le résultat des changements climatiques , à l!image d!une bouilloire sous pression ? Gille Tremblay

  7. Irène Durand

    J’aurais bien aimé avoir ce livre quand j’enseignais les arts visuels ainsi que l’analyse et la critique des langages médiatiques au Cégep de Rimouski. J’imagine que l’ouvrage pourrait être très utile pour provoquer le débat dans plusieurs programmes de Cégeps et d’Universités. Encore faut-il avoir le temps et les connaissances pour assimiler ces tonnes d’informations pertinentes. Je lirai la suite aussi frénétiquement et je prendrai sans doute le temps de lire les romans qui précèdent cet essai. Cela veut dire beaucoup de nanoseconde qui seront consacrées à monsieur Jean-Jacques Pelletier. Histoire de confronter des visions et perceptions du monde dans lequel nous vivons.

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